L'Asymétrie posturo-motrice du Nourrisson (ou Torticolis Postural)

Evidence Based Practice

Guillaume COLLET

Kinésithérapeute Pédiatrique D.E. - Rouen

Introduction

Les Déformations Crâniennes Positionnelles du Nourrisson (Plagiocéphalie, Brachycéphalie) touchent 16% des nourrissons à 6 semaines et 19% à 4 mois (Hutchison et al. 2004) ; ces incidences étant en augmentation depuis les années 2000. Pourtant, il est possible de prévenir ces atteintes (Cavalier et Picaud 2008), en dépistant précocement le facteur majeur : une préférence positionnelle en rotation de tête entre la naissance et 6 semaines (Hutchison et al. 2004), appelée Asymétrie Posturo-motrice.

Asymétrie posturo-motrice / "Preferential Posture"

Définition

L’asymétrie posturo-motrice (“Positionnal posture” en anglais, parmi d’autres appellation)  se définit par le maintien d’une rotation de tête d’un même côté supérieure à 75% du temps dans la journée (en éveil comme en sommeil) (Boere-Boonekamp et van der Linden-Kuiper LT 2001). Il s’agit d’une anomalie neuromotrice précoce, transitoire et sans gravité à condition d’être traitée.

Elle se différencie du Torticolis Musculaire Congénital “traditionnel” par l’absence de limitation d’amplitude orthopédique passive (les rotations sont complètes en passif des 2 cotés).

Il s’agit donc d’un bébé qui passe la majorité de sa journée, la tête tournée du même coté, qui explore davantage un coté que l’autre, par le regard sur l’environnement, mais aussi par une main qui va plus à la bouche que l’autre,  davantage de regards sur une main etc. Inévitablement, on retrouve cette posture préférentielle en sommeil.

Pour autant, ce nourrisson peut tourner la tête de l’autre coté de temps à autre, quand il perçoit une stimulation suffisamment  intéressante. 
PTAC

Cause et mécanisme

L’origine de cette asymétrie n’est pas toujours possible à déterminer, mais certains facteurs peuvent être relevés (Boere-Boonekamp et van der Linden-Kuiper LT 2001).

Il s’agit généralement d’une habitude liées aux contraintes durant la grossesse : les contraintes utérines sur le foetus dans le dernier trimestre sont importante, limitant ses mouvements et notamment les rotations céphaliques, une position est donc maintenue longtemps.

Il commence alors à faire des expériences intra-utérine asymétriques, créant des schémas neuronaux également asymétriques : il découvre donc bien un coté, mais pas l’autre.
Après la naissance, ce coté préférentiel persiste si l’environnement du nourrisson ne lui permet pas et/ou ne l’incite pas à explorer son côté “sous-utilisé”.
Le nourrisson ne “veut” pas tourner la tête et ne “sait” pas le faire : il faut le guider pour résorber cette asymétrie.

Prévalence et facteurs de risque

8,2% des nourrissons présente une asymétrie posturo-motrice avant 6 mois, avec une proportion supérieure avant 16 semaines (Boere-Boonekamp, van der Linden-Kuiper, et van Es 1997), ce qui est un chiffre conséquent.

Les mêmes auteurs estiment que 2,4% des nourrissons conserve cette asymétrie à l’âge de 2 à 3 ans.

Des facteurs de risque sont identifiés :

  • Sexe : ratio Garçons:Filles de 3 :2
  • 1er enfant
  • Naissance prématurée
  • Présentation en siège
  • Le mode d’alimentation peut influer (l’allaitement protège, mais le biberon n’est pas un facteur de risque)
  • APGAR Faible à 1’ (Leung et al. 2016)

Sommaire

Une réponse

  1. Bonjour,
    L’appellation ” Torticolis” m’a personnellement toujours dérangée car effectivement, cette asymétrie positionnelle de la tête est dans un nombre non négligeable de cas un signe de désordre neurologique sous jacent non négligeable.
    Des bilans neurologiques précis existent pourtant depuis des décennies qui ne sont malheureusement pas enseignés en France ni en Belgique ce qui fait perdre un temps précieux aux bébés et leurs parents.
    Personnellement formée au protocole du bilan de V.Vojta, je déplore très fréquemment de voir arriver des enfants de plus de un an qui arrivent quand le développement moteur déviant se marque alors qu’un dépistage précoce fiable dans les premières semaines de vie est possible ….Malheureusement, quand on laisse s’installer des fondations motrices déviantes au lieu d’utiliser les capacités de correction en utilisant la plasticité cérébrale de façon efficace, les séquelles posturo motrices seront beaucoup plus difficile à gérer voire impossible…et cela entraine un sur handicap tellement délétère…

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Le Torticolis Congénital

Au contraire de l’asymétrie posturo-motrice, le Torticolis Musculaire Congénital avec contracture musculaire passe rarement inaperçu : il est dépisté rapidement (parfois dès la salle de naissance), en raison de la tension de muscles du cou (SCOM et trapèze) palpable.

Traditionnellement, 3 types de torticolis était décrits :

  • Le Torticolis avec rétraction du SCOM : rétraction des muscles du SCOM, avec une contracture dans 46% des cas (Cheng et al. 2001), limitation des amplitudes passives
  • Le Torticolis avec Tension du SCOM : raideur musculaire, déficit des amplitudes passives
  • Le Torticolis Postural : pas de raideur, pas de limitation des amplitudes passives.

Dans les 3 cas, les amplitudes actives sont limités.

Le Torticolis congénital, selon sa sévérité, est traité par Kinésithérapie sensorimotrice (guidage des rotations active par stimulation – jamais d’étirements passifs), parfois associée à des postures nocturne en matelas cervico-céphalique sur-mesure, et le cas échéant par traitement chirurgical.

L’incidence du Torticolis Congénital (Congenital muscular Torticollis CMT) varie de 0,2 et 3% selon les études (Nichter 2016).

Dépistage et complications

Signes d'alerte

Bien souvent, cette asymétrie passe inaperçu lors de la consultation médicale, si une anomalie des mouvements actifs en rotation (“Active Range Of Motion”) n’est pas recherchée spécifiquement par une poursuite activo-passive avec cible oeil de boeuf ou stimuli auditif dans toute l’amplitude de rotation (d’un menton collé à l’épaule au menton collé à l’épaule opposée), éventuellement avec une main du praticien sous le crâne de l’enfant pour inciter la rotation, en l’aidant a minima.

Or, cette poursuite est rarement réalisée ainsi, car l’examen neurologique standard recherche la fixation visuelle d’une cible, mais pas sa poursuite en rotation, et les médecins manquent souvent de temps durant les consultations. 

Plusieurs signes doivent alerter quant à la présence d’une asymétrie posturo-motrice :

  • en premier lieu, l’avis des parents est essentiel. En effet ils repèrent généralement tôt l’habitude prise par leur nourrisson de rester la tête tournée du même coté : parfois dès la maternité, ou dans les 3-4 premières semaines de vie. Ces parents doivent être entendus : un bilan kinésithérapique permet d’objectiver les choses, et de mettre en place si nécessaire une prise en charge.
  • A l’examen, une amplitude de rotation tronquée lors de la poursuite visuelle ou auditive doit amener à s’interroger sur un déficit d’amplitude, de force et/ou de latence à la rotation (Leung et al. 2016)

D’autres signes sont à interroger :

  • observe-t-on à l’examen (ou les parents rapportent-ils) une utilisation préférentielle d’un membre supérieur (davantage de saisies, meilleure tenue des objets, plus de mouvements spontanés) par rapport à l’autre ? parfois également un membre inférieur peut être plus mobile que l’autre ?
  • En cas d’allaitement, il est possible qu’un sein soit beaucoup plus difficile à prendre que l’autre
  • globalement, tout un coté est sous-utilisé par rapport à l’autre.
  • une attitude non-axée : plis de cou asymétriques, une épaule surélevée, parfois en incurvation du tronc (en virgule)
  • une tonsure (perte des cheveux sur l’arrière du crâne) asymétrique, plus visible d’un coté que de l’autre est un signe très fort d’asymétrie

En présence d’un ou plusieurs de ces éléments, un bilan kinésithérapique complet est nécessaire, afin d’évaluer la nécessité d’une prise en charge.

La tonsure du nourrisson doit être symétrique, en "banane" habituellement
La tonsure du nourrisson doit être symétrique, en "banane" habituellement
Bébé en virgule
Bébé en "virgule"

Evolution et dévenir

Certains nourrisson “résorbent” spontanément cette asymétrie, avec l’aide de leurs parents, qui attirent leur regard, adaptent l’environnement, leur proposent des stimulations adaptées.

D’autres ont plus de difficultés, en raison d’une habitude plus marquée, ou d’un environnement moins favorable, qui peut compliquer cette tâche. Les dispositifs d’installations contraignantes (Transat, Cosy, Balancelle, cocoonababy, doumou etc.) vont en effet limiter la mobilité du nourrisson (Littlefield et al. 2003) : ne pouvant expérimenter les rotations par contrainte matérielle, le nourrisson conservera son attitude préférentielle.

Or, il est établi (Leung et al. 2016) que 3 à 6 semaines d’asymétrie marquée entrainent une déformation du crâne significative, de type plagiocéphalie ou brachycéphalie (CVAI>3,5).

Autrement dit, la présence d’une asymétrie à 3 ou 6 semaines de vie est prédictive d’une plagiocéphalie à 9 semaines. Cela concerne 30% des nourrissons.

 

Le jugement de la nécessité, ou non, d’une prise en charge kinésithérapique, revient au médecin qui effectue le suivi de l’enfant.

Cependant, plus la prise en charge débute précocement, plus elle est courte et efficace (Nichter 2016) :

  • 1,5 mois de rééducation en cas d’intervention précoce (avant 1 mois), avec 98% d’efficacité
  • 9 à 10 mois de rééducation en cas de début de prise en charge après 6 mois, avec efficacité modérée

Il est donc préférable d’orienter le plus tôt possible un nourrisson présentant une asymétrie posturo-motrice vers un kinésithérapeute, qui réalisera un Bilan Neuro-Moteur complet (type Amiel-Tison ou HINE), et pourra évaluer la nécessité d’une prise en charge, ou d’une surveillance ponctuelle.

Une asymétrie posuro-motrice persistante peut entrainer (B. Hutchison, Stewart, et Mitchell 2009) : une déformation du crâne de type plagiocéphalie (selon le degré de sévérité des troubles ophtalmiques et de l’articulation temporo-mandibulaire sont possibles en conséquence), une modification de la motricité globale, ou des troubles de la motricité fine.

En outre, il est à noter qu’une asymétrie posturo-motrice peut être un signe précoce d’atteinte neurologique, pouvant mener à un diagnostic de Paralysie Cérébrale dans les mois/années suivante. Il est donc primordial de s’en alerter le plus tôt possible.

Prise en charge kinésithérapique

Principes

La prise en charge kinésithérapique consiste tout d’abord en une anamnèse détaillée des habitudes de vie de l’enfant, de son environnement, et une explication de l’importance de résoudre cette asymétrie, afin d’éviter le développement d’une plagiocéphalie aux parents. Un bilan neuromoteur d’Amiel-Tison détaillé est ensuite réalisé afin de relever les anomalies ; le plan de rééducation est ensuite défini.

Une mesure par plagiocéphalométrie (bande de thermoformable basse température) est effectuée, afin – si déformation est présente – d’en évaluer le degré de gravité et de permettre un suivi de l’évolution ; en l’absence de déformation pour avoir une “image initiale” et de surveiller l’évolution.

En pratique

            Les séances consistent (Kaplan, Coulter, et Fetters 2013) en un positionnement non invasif adapté (mise en forme du corps en enroulement, rassemblement des membres…), un handling approprié, des propositions d’expériences sensorimotrices actives orientées vers le coté sous-utilisé (sollicitation des 5 sens par matières variées, sons, lumières…), et un accompagnement des parents (installations à domicile, portage, jeu avec le nourrisson en fonction de ses compétences…).

L’objectif est d’obtenir une motricité symétrique, des manipulations et des rotations céphaliques bilatérales équivalentes en quantité et en qualité, une automatisation des rotations céphaliques, afin de les retrouver lors du sommeil.

Le report des appuis crâniens spontané par le nourrisson permet alors une croissance du crâne harmonieuse, et évite le développement d’une plagiocéphalie.

Efficacité

          L’efficacité de la prise en charge kinésithérapique a été évaluée chez les nourrissons de 7 semaines avec une recommandation de Grade 1 (Baird et al. 2016).

A l’inverse, la prise en charge ostéopathique, largement sollicitée par les parents, et bien que complémentaire de la rééducation kinésithérapique dans certains cas, n’a présenté jusqu’alors aucune preuve scientifique de son efficacité.

La prise en charge kinésithérapique doit être prescrite en première intention (Recommandations HAS 2020), d’autres traitements peuvent être proposés en complément.

Conclusion

Il nous semble essentiel de différencier l’asymétrie posturo-motrice du torticolis musculaire congénital, l’étiologie étant différente, la confusion entraine souvent une banalisation et un retard de prise en charge.

Pourtant, l’asymétrie posturo-motrice mérite tout l’intérêt des soignants côtoyant les nourrissons au vu de son incidence (médecins généralistes, pédiatres, chirurgiens orthopédistes, mais aussi sage-femme). 

Le dépistage, relativement simple, doit être précoce pour permettre une prise en charge courte et efficace, et ainsi donner toutes les chances au nourrisson d’éviter le développement d’une plagiocéphalie en premier lieu, et un trouble moteur dans le futur.

Bibliographie

Artiaga, Cécile, Ariane Cavalier, Université de Montpellier I, et Faculté de médecine. 2006. « Évaluation prospective d’une stratégie de prévention de la plagiocéphalie fonctionnelle chez le nourrisson dans l’Hérault ». S.l.: [s.n.].

Baird, Lissa C., Paul Klimo, Ann Marie Flannery, David F. Bauer, Alexandra Beier, Susan Durham, Alexander Y. Lin, et al. 2016. « Guidelines: Congress of Neurological Surgeons Systematic Review and Evidence-Based Guideline for the Management of Patients With Positional Plagiocephaly: The Role of Physical Therapy ». Neurosurgery 79 (5): E630‑31. https://doi.org/10.1227/NEU.0000000000001429.

Boere-Boonekamp, M. M., A. T. van der Linden-Kuiper, et P. van Es. 1997. « [Preferential posture in infants; serious demands on health care] ». Nederlands Tijdschrift Voor Geneeskunde 141 (16): 769‑72.

Boere-Boonekamp, M. M., et L. T. van der Linden-Kuiper LT. 2001. « Positional Preference: Prevalence in Infants and Follow-up after Two Years ». Pediatrics 107 (2): 339‑43. https://doi.org/10.1542/peds.107.2.339.

Cavalier, A., et J.-C. Picaud. 2008. « Prévention de la plagiocéphalie posturale ». /data/revues/0929693X/001500S1/08739435/, septembre. https://www.em-consulte.com/en/article/184077.

Cheng, J. C., M. W. Wong, S. P. Tang, T. M. Chen, S. L. Shum, et E. M. Wong. 2001. « Clinical Determinants of the Outcome of Manual Stretching in the Treatment of Congenital Muscular Torticollis in Infants. A Prospective Study of Eight Hundred and Twenty-One Cases ». The Journal of Bone and Joint Surgery. American Volume 83 (5): 679‑87. https://doi.org/10.2106/00004623-200105000-00006.

Hutchison, B. Lynne, Luke A. D. Hutchison, John M. D. Thompson, et Ed A. Mitchell. 2004. « Plagiocephaly and Brachycephaly in the First Two Years of Life: A Prospective Cohort Study ». Pediatrics 114 (4): 970‑80. https://doi.org/10.1542/peds.2003-0668-F.

Hutchison, B, Alistair Stewart, et Edwin Mitchell. 2009. « Characteristics, head shape measurements and developmental delay in 287 consecutive infants attending a plagiocephaly clinic ». Acta paediatrica (Oslo, Norway : 1992) 98 (juillet): 1494‑99. https://doi.org/10.1111/j.1651-2227.2009.01356.x.

Kaplan, Sandra L., Colleen Coulter, et Linda Fetters. 2013. « Physical Therapy Management of Congenital Muscular Torticollis: An Evidence-Based Clinical Practice Guideline: From the Section on Pediatrics of the American Physical Therapy Association ». Pediatric Physical Therapy: The Official Publication of the Section on Pediatrics of the American Physical Therapy Association 25 (4): 348‑94. https://doi.org/10.1097/PEP.0b013e3182a778d2.

Leung, Amy Y. F., Allison Mandrusiak, Pauline Watter, John Gavranich, et Leanne M. Johnston. 2016. « Clinical Assessment of Head Orientation Profile Development and Its Relationship with Positional Plagiocephaly in Healthy Term Infants – A Prospective Study ». Early Human Development 96: 31‑38. https://doi.org/10.1016/j.earlhumdev.2016.03.001.

Littlefield, Timothy, Kevin Kelly, Jacque Reiff, et Jeanne Pomatto. 2003. « Car Seats, Infant Carriers, and Swings: Their Role in Deformational Plagiocephaly ». Jpo Journal of Prosthetics and Orthotics 15 (3): 102‑6.

Nichter, Stephanie. 2016. « A Clinical Algorithm for Early Identification and Intervention of Cervical Muscular Torticollis ». Clinical Pediatrics 55 (6): 532‑36. https://doi.org/10.1177/0009922815600396.

Une réponse

  1. Bonjour,
    L’appellation ” Torticolis” m’a personnellement toujours dérangée car effectivement, cette asymétrie positionnelle de la tête est dans un nombre non négligeable de cas un signe de désordre neurologique sous jacent non négligeable.
    Des bilans neurologiques précis existent pourtant depuis des décennies qui ne sont malheureusement pas enseignés en France ni en Belgique ce qui fait perdre un temps précieux aux bébés et leurs parents.
    Personnellement formée au protocole du bilan de V.Vojta, je déplore très fréquemment de voir arriver des enfants de plus de un an qui arrivent quand le développement moteur déviant se marque alors qu’un dépistage précoce fiable dans les premières semaines de vie est possible ….Malheureusement, quand on laisse s’installer des fondations motrices déviantes au lieu d’utiliser les capacités de correction en utilisant la plasticité cérébrale de façon efficace, les séquelles posturo motrices seront beaucoup plus difficile à gérer voire impossible…et cela entraine un sur handicap tellement délétère…

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  1. Bonjour,
    L’appellation ” Torticolis” m’a personnellement toujours dérangée car effectivement, cette asymétrie positionnelle de la tête est dans un nombre non négligeable de cas un signe de désordre neurologique sous jacent non négligeable.
    Des bilans neurologiques précis existent pourtant depuis des décennies qui ne sont malheureusement pas enseignés en France ni en Belgique ce qui fait perdre un temps précieux aux bébés et leurs parents.
    Personnellement formée au protocole du bilan de V.Vojta, je déplore très fréquemment de voir arriver des enfants de plus de un an qui arrivent quand le développement moteur déviant se marque alors qu’un dépistage précoce fiable dans les premières semaines de vie est possible ….Malheureusement, quand on laisse s’installer des fondations motrices déviantes au lieu d’utiliser les capacités de correction en utilisant la plasticité cérébrale de façon efficace, les séquelles posturo motrices seront beaucoup plus difficile à gérer voire impossible…et cela entraine un sur handicap tellement délétère…

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